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« Bo me parle souvent de Paris, où il est resté six ans en tant que correspondant du China Youth Daily (deuxième quotidien national ; tirage : un million et demi d’exemplaires). Dans l’ensemble, il garde de bons souvenirs de son séjour. Mais une question le préoccupe :
- Pourquoi, en France, n’aimez-vous pas les enfants ?
Je m’étonne, me récrie, le prie de développer.
- En France, vous ne travaillez pas assez. Donc vous préparez mal l’avenir de vos enfants.
Et il enfonce le clou :
- Chaque année, la dette de la France augmente. Seuls ceux qui ne travaillent pas assez s’endettent. Et qui doit rembourser ? Les enfants.
- Que répondre ? »

Erik Orsenna, « Voyage aux pays du coton, Petit précis de mondialisation »

 

Pour moi, il n’y a rien de plus fort que l’Amour que tu me donnes. Rien de comparable sur cette planète ou ailleurs.

Auprès de Toi je suis vraiment moi. 

Cet Amour n’a, pour moi, aucun égal et, si je suis fort, n’aura aucun rival. Il ne peut se comparer à l’Amour tendresse que j’ai pour mes Filles. C’est masculin peut-être comme ressentiment. Mes Filles sont la preuve vivante de notre Histoire en tant qu’être humain, de notre rôle à maintenir notre présence sur cette boule dérivante dans un espace en constante expansion. Etre père est si différent…Rôles, responsabilités, éducations, câlins, et puis un jour, mes Filles seront des femmes et Aimeront elles aussi. 

Mon temps s’écoule donc au rythme de notre Amour qui me fait aimer la Vie. Rien ni personne n’occupe mes pensées comme toi, sans interruption. De la seconde où je te quitte à la seconde où je vais te retrouver, mon Cœur fait constamment jaillir des moments où je suis près de toi par la pensée.  Des projets les plus fous, aux réunions les plus tendues, dans mon sport, en voiture, rien ne peut me détacher de toi. L’Amour c’est comme ça, un élastique qui se lâche plus ou moins fort pour mieux me ramener vers toi.Mon esprit est constamment relié à cet Amour et me fait zapper d’un tableau Excel à un poème. Si j’utilisais cette capacité dans d’autres domaines, je serais certainement le plus grand patron ou le plus grand sportif, mais à quoi bon, si c’est pour ne pas t’Aimer. 

Mon Amour est donc pour Toi et Toi seule. Et tant pis pour cet égoïsme sentimental. Il reste suffisamment de miettes pour rendre heureux mes proches. Devant toi, je peux lui donner toutes les couleurs, il peut prendre toutes les formes, s’exprimer sans crainte, ne compte pas ses heures, son énergie est inépuisable, puisée du fond de mon Cœur. 

Alors, ton être fait pleuvoir sur moi ton Amour. Cette eau pénètre au plus profond de moi, chaque veine, chaque particule se charge de sa Force et à son tour alimente mon Coeur. La grande boucle est bouclée. De cet échange d’Amour, il reste le sentiment de vivre une expérience unique, dans un monde souvent en décalage. Il reste cette volonté de construire quand autour de nous, souvent, l’Homme ne cherche qu’à détruire. Il reste nos innombrables moments de partage, de la simplicité d’une lecture à voix haute, à la complexité d’une recette exotique, d’une intense partie de shopping à de tendres cocooning. 

Ton regard, ton sourire, sont des enveloppes protectrices qui recouvrent mon être. Tes bras et ton corps sont mon île déserte où je te retrouve pour m’assoupir calmement. Grâce à toi, je peux être mille et un à la fois, fort et faible à la fois, grand et petit à la fois. 

Voilà, grâce à Toi je suis moi et moi c’est vivre avec Toi. Je t’Aime.

A Toi, qui m’as rendu ma Vie…

Je vois d’ici ton visage commencer à rougir et tes mots me dire « toi, c’est toi qui a tout rendu possible».

Probablement, je commande maintenant seul mon vaisseau à travers les secondes du temps. Mais ce contrôle, cette clairvoyance et cette résurrection, je les dois à toi Miss Elsa.

Alors comment te dire, au risque d’en oublier, que tu as été mon phare, mon espérance, mon guide devant tant d’errance. Que tu as ouvert des portes en moi, allumé des lumières, soufflé quelques bougies aussi.

Par ici tu as planté des fleurs, par là mis en jachère. Aujourd’hui, tout n’est que champs magnifiques, colorés, qui me fleurissent et m’éblouissent.

Ton impulsion et ton talent m’ont rendu des sens si longtemps assoupis. Je vois désormais la vie sans filtre, je laisse sa douce mélodie danser dans mes oreilles, je goûte la saveur de ses plats, reconnaît l’odeur de son parfum et caresse son être impalpable avec douceur.

J’ai appris l’Amour, j’ai appris la Vie. Cette Vie apprivoisée m’a alors guidé jusqu’à l’Elue de mon Cœur. L’Equation de la Vie est ainsi respectée.

Merci Elsa.

Texte magnifique trouvé sur le Blog d’Elsa.

Si je parle toutes les langues des hommes,
et le langage des anges,
et que je n’ai point l’amour,
je ne suis qu’airain qui résonne.
Et quand j’aurais le don de prophétie,
que je pénétrerais tous les mystères,
et que j’aurais une parfaite science de toutes choses ;
quand j’aurais encore toute la foi possible,
jusqu’à transporter les montagnes,
si je n’ai point l’amour,
je ne suis rien.
Et quand j’aurais distribué tout mon bien pour nourrir les pauvres,
et que j’aurais livré mon corps pour être brûlé,
si je n’ai point l’amour,
tout celà ne me sert de rien.

L’amour est patient, il est doux et bienfaisant.
L’amour n’est pas envieux, il n’est pas téméraire et précipité,
il ne s’enfle pas d’orgueil.

Il n’est pas dédaigneux,
il ne cherche pas ses propres intérêts,
il ne se pique et ne s’aigrit de rien,
il n’a pas de mauvais soupçons.

Il ne se réjouit point de l’injustice ;
mais il se réjouit de la vérité.

Il tolère tout, il croit tout,
il espère tout, il souffre tout.

L’amour ne finira jamais.
Les prophéties n’auront plus de lieu,
les langues cesseront ;
et la science sera abolie.

Car ce que nous avons maintenant de science
et de prophétie est très imparfait.

Mais lorsque nous serons dans l’état parfait,
tout ce qui est imparfait sera aboli.

Quand j’étais enfant, je parlais en enfant,
je jugeais en enfant, je raisonnais en enfant ;
mais lorsque je suis devenu homme,
je me suis défait de tout ce qui tenait de l’enfant.

Nous ne voyons maintenant que comme en un miroir,
et en des énigmes ;
mais alors nous verrons Dieu face à face.

Je ne connais maintenant Dieu qu’imparfaitement,
mais alors je le connaîtrai
comme je suis moi-même connu de lui.

Or ces trois vertus,
la foi, l’espérance et l’amour, demeurent,
mais l’amour est la plus excellente des trois.

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L’épître aux Corinthiens – Chapitre XIII -
Evangile de Paul